Concours de Decembre
Les votes sont ouverts

Thème du concours de Decembre :
Mon plus beau rêve d'enfant
Racontez nous votre plus beau rêve d'enfants tout en poésie !
***
Envoyez moi votre participation à l’adresse mail suivante : Laurin928@hotmail.com , avant le 20 Decembre .
Les internautes voteront le 22 Decembre et le nom du gagnant sera affiché le 23 Decembre.
Le gagnant remportera un lien de son blog, jusqu’au prochain concours (Janvier).

Thème du concours de Decembre :
Mon plus beau rêve d'enfant
Racontez nous votre plus beau rêve d'enfants tout en poésie !
***
Envoyez moi votre participation à l’adresse mail suivante : Laurin928@hotmail.com , avant le 20 Decembre .
Les internautes voteront le 22 Decembre et le nom du gagnant sera affiché le 23 Decembre.
Le gagnant remportera un lien de son blog, jusqu’au prochain concours (Janvier).
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°1 : Roland Laurent
Rêve de gosse
J’en ai rencontré des rêves quand j’étais enfant, ils m’ont tenu compagnie les soirs de tristesse, les jours où tout allait de travers parce que je ne savais pas mes leçons. Hé oui, l’école n’était pas ma tasse de thé. Tristement le matin, je préparais mon cartable après avoir bu le café au lait chaud et grignoté les tartines de beurre que m’avait préparées maman. Sans presque rien dire, je me serrais dans ses bras pour lui dire au revoir et au petit matin, encore frileux je parcourais deux ou trois kilomètres à pieds pour rejoindre ma prison. C’est alors que transi, j’ouvrais le portail métallique et m’engouffrai dans la salle chauffée par un poêl à charbon. Je devais avoir six ans à peine, à l’époque, dans les campagnes, il était courant de se rendre à l’école par ses propres moyens.
C’est alors que je sortais de mon plumier, les crayons et la plume sergent major. Ma main gauche serrait maladroitement cet ustensile qui servait à poser des mots et d’une main hasardeuse je suivais les interlignes tant bien que mal. Régulièrement, l’institutrice se plantait à mes côté et m’obligeait à me service de ma main droite en me donnant des coup de règles sur les doigts. Mes larmes ne l’attendrirent jamais et quand le calme revenait pour entendre une leçon, ma pensée s’évadait en regardant le ciel bleu, et mon cœur retrouvait un peu de joie. Je rêvais alors d’un avion rouge qui m’emmènerait loin, comme celui de mon livre apporté par le père Noêl, mais cet avion, je le construisais de mes mains avec quelques planches. J’allais alors dans l’atelier de papa, quelques clous, de la peinture et je m’asseyais dans la carlingue. De temps en temps, je revenais sur terre, et j’entendais au loin une voix lointaine réciter une fable de la Fontaine. Je me jurais alors, qu’un jour, je monterais dans ces gros avions qui sillonnent le ciel. J’avais envie de les voir de près, de les toucher et puis de m’asseoir auprès du pilote.
Bien des années plus tard, ma bien aimée m’offrit pour Noêl un voyage au Maroc (encore un rêve) mais d’adulte. « Tu vas prendre l’avion me dit-elle, es-tu heureux ? » Ho oui, comme j’étais heureux, l’avion et puis le Maroc. Je priais alors en silence Dieu qu’il me prêta vie encore quelques mois, juste le temps de vivre mon rêve.
Alors le 28 mai, fébrilement, me laissant guider, nous nous envolâmes de Satolas pour une semaine à Marrakech. Dans l’attente du départ, je ne quittais pas des yeux les avions. Je suivais leur arrivée, regardais les passagers en descendre. Tiens ça c’est un ¨Boïng. Il Décolla léger comme une plume, mais le bruit des ses réacteurs lancés au maximum ma fit tressaillir de joie ou de crainte. Puis je le suivais de mon regard émerveillé, petit point brillant dans le ciel bleu.
Enfin, un haut-parleur annonça notre prochain départ. Comme un habitué, ne laissant rien paraître, je me laissai guider par les conseils de Christine. Délicatement, elle me laissa la place près du hublot. « Je suis dans un avion enfin » luis dis-je d’une voix tremblante. J’appréhendai le décollage, on m’avait tellement dit des choses, que mon cœur ne tiendrait pas etc. que j’avais fini par le croire. Mais il a tenu ho! Que oui. Comme un gamin j’avais le nez collé au hublot, guettant quelques lumières dans la nuit trop noire et laissant mon esprit à nouveau vagabonder. J’étais tout simplement heureux. Je repensais à mon enfance parfois triste, à mes parents, à tous ces avions que j’aurais aimés toucher, et cette nuit j’étais assis dans l’un d’eux. Cela peut paraître dérisoire, voire ridicule et pourtant c’est ainsi, monter dans un avion fut pour moi un moment fort d’émotion retenue. Dans le silence à peine troublé par le ronronnement de l’avion, Christine serra ma main, mais elle ne vit pas ou fit semblant de ne rien voir. Une larme coula sur ma joue, et d’une voix presque inaudible je lui dit simplement : « Merci mon amour ».
Ne riez pas, mon rêve ne s’est pas envolé, je l’ai vécu et il m’a fait volé, même plané à 57 ans.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°2 : Laura Vanel
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en lisant
Jules Verne et ses romans
D’anticipation, si intelligents
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en apprenant
Des poèmes drôles, charmants
Tristes et extravagants
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en récitant
Prévert et ses mots envoûtants
Ou « Le petit cheval blanc »
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en écrivant
Des poèmes chantant
La beauté du monde environnant
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai réalisé en gagnant
Des prix auprès de savants
Des rimes et des mots dansants
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai réalisé en voyant
Mes poèmes publiés vraiment
Dans des revues avant
De le faire virtuellement
Dans un blog montrant
Mes passions d’enfant
Et mes amours adolescents
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en publiant
Mon mémoire, mes poèmes d’enfant
D’adulte et d’adolescent
Mon plus beau rêve d’enfant
Je le fais à chaque instant
En lisant, en écrivant
En vivant et en apprenant.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°3 : ABC
Un rêve d’enfants :
Enfant je rêvais énormément
Je rêvais tout le temps
Assurément bien trop souvent
Au dire de mes parents
Je rêvais d’un tracteur
À pédales ou à moteur
Je rêvais d’un cheval blanc
Galopant dans le vent
Je rêvais d’aventures
Perdue dans la nature
Un seul rêve cependant
Me berçait régulièrement
Un vrai rêve d’enfants
C’était magique
Voire fantastique
Parmi les étoiles
Dans un bateau à voiles
Invisible passagère
Je voyageais légère
Je rencontrais la lune
Blanche, rousse ou brune
Avec elle je riais
Des nuages qui dormaient
Je contemplais la terre
Tremblais devant Jupiter
Emportée au-delà des mers
Je traversais l’univers
Eau, espace, air
Tout était mystère
Premières bulles poétiques
Éclipse féerique
C’était un rêve d’enfants
Il revenait souvent
Un rêve douillet
Il me plaisait !
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°4 : Cartouche
Le marchand de sable vient de passer
Le sablier du temps s’est effacer
Mes paupières viennent de se fermer
Mon inconscient s’éveille de la journée
Le monde des rêves est magnifique
La vie des rêves est fantastique
Le monde des rêvesest magique
La vie des rêves est Fantasmagorique
Mes rêves d’enfant sont des jeux
Ou le bonheur et l’amour font deux
Ou la vie se prolonge sans sablier
Ou le malheur et les chagrins sont oubliés
Le monde de Morphée est parfait
Pas une seule arrière pensée
La vie désirée est plus que parfait
Une vie douce et rêvée
Etant resté un enfant, un rêveur
Mes rêves se transforment doucement
Vivre en harmonie et bonheur
Fonder une famille tendrement
Donner partager un moment
Aimer la vie pleinement
Font que mes rêves d’enfant vont se réaliser
Si ce n’est en vrai au moins dans mes pensées
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°5 : Jer
Mon rêve d'enfant ?
Je voulais juste être un "grand" !
Ben oui, ils me fascinaient moi ses géants.
Même si certains étaient gentils et d'autres méchants.
Ils pouvaient regarder la télé, tard le soir,
Même les jours de semaines !
Les grands, ils pouvaient faire la foire :
Je voulais qu'ils m'enmènent.
Mais surtout, l'école, pour les grands,
Ben c'était pas obligé.
Ils étaient libre de leurs mouvements.
Pour moi, être grand, c'était la liberté.
Et puis, il n'étaient pas puni
Après avoir fait une grosse bêtise.
Et ils avaient des sous aussi.
Imaginez tous les bonbons, tous les réglisses !
Oui, mon rêve d'enfant, c'était d'être grand !
Maintenant, j'adorerais redevenir un enfant,
Et rêver, peut être à nouveau, d'être un grand,
Etre Grand et garder son âme d'enfant !
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°6 : Plume

Enfant, je n’avais qu’un rêve,
Devenir mère,
Aujourd’hui,
Je le suis …
Et j’en suis fière.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°7 : Liza
MON PLUS BEAU REVE D'ENFANT
J'était petite ….
Toute petite …
Avec un air d'enfant sage
Aux mains croisées …
On me demandait alors :
"Qu'est- ce- que tu voudras faire plus tard ?
J'aurais dû répondre :
"Maîtresse d'école,
Avocate ou Docteur "…
J'écoutais la question,
J'en savourais, d'avance, la réponse :
-"Quand je serais grande,
Je serais danseuse de corde au Lido
Ou funambule à Medrano ! " …
Maman et grand-mère hochaient la tête en disant :
-"Elle est bien curieuse cette enfant ! " …
Ensuite, on me pressait :
- "Embrasse donc Monsieur Piat
Qui est venu t'apporter des chocolats " !
Du tac-au-tac, la réponse surgissait :
- "Il pique Monsieur Piat,
Et pis, il sent mauvais !
Alors je l'embrasse pas !" …
Grand-Mère, qui avait fait l'Ecole Normale,
Et qui ne badinait pas avec Becherelle,
Me reprenait :
- "On dit: je NE l'embrasse pas !" …
Elle ne finissait pas sa phrase,
Devant le vieillard interloqué,
Elle rougissait,
Baissait le front,
Tout en changeant de conversation,
Consciente d'avoir commis une sacrée gaffe,
Pendant que Maman me collait une baffe !
La joue en feu, je pensais :
" - Quand je serais grande,
J'aurais un tutu à volants,
En gaze rose
Et des chaussons de satin …"
Je continuais à pousser, médiocrement…
Lorsque je prenais l'autobus avec Maman
Je lui demandais en m'asseyant sur la banquette :
-"Quand est-ce que mes pieds
toucheront le plancher ? "
Et Maman, agacée,
Répondait distraitement :
-"Jamais ! "
Alors pour ne pas la faire mentir,
J'arrêtais de grandir …
Mais pas de rêver..
L'autobus passait sans s'arrêter,
Devant le Cirque Medrano,
Puis devant le Lido.
Je regardais les lumières des vitrines
Eclairer les pavés de la ville :
- "Quand je serais grande je serais libre !"
J'ai fini par vaincre la maudite toise,
A grandes lampées de fortifiants …
Entre temps,
Medrano avait fermé
Et la Direction du Lido m'avait refusée,
Sous l'aimable prétexte de : "manque de constitution"…
Sans pour autant me décourager,
J'ai enfilé,
Une robe rose un peu déchirée ,
et des chaussons de satin usés,
Puis j'ai dansé
A petits pas sur la scène bitumée,
Jusqu'au petit matin éclairé
D'un ciel chocolat …
J'ai suivi la ligne des autobus
De la Porte des Lilas
Aux plages de Goa,
Et j'ai joué des nocturnes
Dans des hôtels de fortune
Avec des Messieurs de rencontre,
Souvent, très charmants …
Puis, fatiguée des Palais Indiens ruinés ,
je me suis de nouveau échappée,
Pour revenir errer
Dans la ville mouillée,
Vagabonde et esseulée
Sans le col sucré
d'une chemise repassée,
Sans la grammaire de grand-Mère,
Ni les soufflets-soufflés de Maman,
Insouciante, Indocile,
Effrontée, malhabile,
Isolée et Orpheline,
A toujours à rêver,
Quand passe une étoile ..
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°8 : Liliane
Mon plus beau rêve d’enfant
Sur les ailes d’un albatros, au-dessus des vagues versicolores, à travers de vaporeux nuages, me voici transportée pour un voyage à travers le monde .
C’est à la fois un voyage versatile, où se promènent des mots frondeurs où déférents, un voyage dans le temps, un voyage tout simplement.
Il y a des notes de musique frivoles ou moroses qui se posent et qui s’envolent comme l’oiseau, qui dégringolent la gamme plus assourdissante et qui rebondissent, puis des mots qui les transportent et qui se lisent avec véhémence, poussés par la passion. L’une que la souffrance emporte, et l’autre, la folle avec ses emballements qui la dévore comme un fruit.
Mais il persiste cette pétulance que traduit la jeunesse, portée par un rêve familier, un rêve d’amitié, un rêve immortel, avec ces mots de tous les jours qui font le voyage de vous à moi, ceux que vous avez écoutés , ceux que vous avez su comprendre.
Ainsi, mon plus beau rêve d’enfant, n’est autre que ce voyage de mots, un rêve sans chimère, un rêve de liberté à laquelle j’aspirais !
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°9: Domi
Manège enchanté
Quand j’étais enfant mon père nous emmenait ma sœur et moi voir lors des fêtes de Noël, le dernier dessin animé sorti sur les écrans de cinéma. A la sortie de la séance, il y avait tous les ans un manège de chevaux de bois qui trônait majestueusement sur la place de la ville. Mon père hésitait tout le temps avant de nous monter sur l’un de ces fiers destriers car il savait pertinemment que nous ne voudrions plus en descendre. A cette époque, l’homme qui s’occupait de l’animation du manège, pendait au dessus de nos chères petites têtes des pompons attachés à une ficelle qu’il remontait et descendait à souhait. Nous devions les attraper pour gagner un tour gratuit. Pendant que ma sœur très douée pour son âge raflait tous les pompons moi, je rêvais que mon cheval s’envolait et que je partais dans un autre monde. C’était des instants de bonheur où pendant l’espace d’une seconde, je retrouvais ma liberté de vagabonder dans l’espace infini de la Magie de Noël. Maintenant je suis adulte et j’ai des enfants et je me rends compte à quel point mon père devait nous aimer pour passer une après-midi entière (bien souvent au froid) à attendre que nous voulions bien descendre de ce fichu manège enchanté.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°10: Fleurdemars
Je ne me souviens d'aucun de mes rêves d'enfant
Pourtant j'ai dû rêver, comme tout enfant normal,
Sauf si j'ai su éviter ce cercle infernal,
Peut-être que je voulais déjà devenir grand.
Je me souviens mieux de mes rêves d'adolescent,
Ceux qui font trop souvent moins de bien que de mal,
Ceux qui nous font croire que la vie est idéale,
Et qui nous prouvent à quel point on est innocent.
Maintenant adulte, je passe mon temps à rêver,
Mais combien de rêves verrai-je se réaliser ?
C'est l'éternité, et non une vie, qu'il me faut.
Entretenir le rêve fait vivre, tout comme l'espoir,
Continuer de croire en ses rêves, est-ce un défaut ?
Si oui, aidez-moi à voir la vie moins en noir.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°1 : Roland Laurent
Rêve de gosse
J’en ai rencontré des rêves quand j’étais enfant, ils m’ont tenu compagnie les soirs de tristesse, les jours où tout allait de travers parce que je ne savais pas mes leçons. Hé oui, l’école n’était pas ma tasse de thé. Tristement le matin, je préparais mon cartable après avoir bu le café au lait chaud et grignoté les tartines de beurre que m’avait préparées maman. Sans presque rien dire, je me serrais dans ses bras pour lui dire au revoir et au petit matin, encore frileux je parcourais deux ou trois kilomètres à pieds pour rejoindre ma prison. C’est alors que transi, j’ouvrais le portail métallique et m’engouffrai dans la salle chauffée par un poêl à charbon. Je devais avoir six ans à peine, à l’époque, dans les campagnes, il était courant de se rendre à l’école par ses propres moyens.
C’est alors que je sortais de mon plumier, les crayons et la plume sergent major. Ma main gauche serrait maladroitement cet ustensile qui servait à poser des mots et d’une main hasardeuse je suivais les interlignes tant bien que mal. Régulièrement, l’institutrice se plantait à mes côté et m’obligeait à me service de ma main droite en me donnant des coup de règles sur les doigts. Mes larmes ne l’attendrirent jamais et quand le calme revenait pour entendre une leçon, ma pensée s’évadait en regardant le ciel bleu, et mon cœur retrouvait un peu de joie. Je rêvais alors d’un avion rouge qui m’emmènerait loin, comme celui de mon livre apporté par le père Noêl, mais cet avion, je le construisais de mes mains avec quelques planches. J’allais alors dans l’atelier de papa, quelques clous, de la peinture et je m’asseyais dans la carlingue. De temps en temps, je revenais sur terre, et j’entendais au loin une voix lointaine réciter une fable de la Fontaine. Je me jurais alors, qu’un jour, je monterais dans ces gros avions qui sillonnent le ciel. J’avais envie de les voir de près, de les toucher et puis de m’asseoir auprès du pilote.
Bien des années plus tard, ma bien aimée m’offrit pour Noêl un voyage au Maroc (encore un rêve) mais d’adulte. « Tu vas prendre l’avion me dit-elle, es-tu heureux ? » Ho oui, comme j’étais heureux, l’avion et puis le Maroc. Je priais alors en silence Dieu qu’il me prêta vie encore quelques mois, juste le temps de vivre mon rêve.
Alors le 28 mai, fébrilement, me laissant guider, nous nous envolâmes de Satolas pour une semaine à Marrakech. Dans l’attente du départ, je ne quittais pas des yeux les avions. Je suivais leur arrivée, regardais les passagers en descendre. Tiens ça c’est un ¨Boïng. Il Décolla léger comme une plume, mais le bruit des ses réacteurs lancés au maximum ma fit tressaillir de joie ou de crainte. Puis je le suivais de mon regard émerveillé, petit point brillant dans le ciel bleu.
Enfin, un haut-parleur annonça notre prochain départ. Comme un habitué, ne laissant rien paraître, je me laissai guider par les conseils de Christine. Délicatement, elle me laissa la place près du hublot. « Je suis dans un avion enfin » luis dis-je d’une voix tremblante. J’appréhendai le décollage, on m’avait tellement dit des choses, que mon cœur ne tiendrait pas etc. que j’avais fini par le croire. Mais il a tenu ho! Que oui. Comme un gamin j’avais le nez collé au hublot, guettant quelques lumières dans la nuit trop noire et laissant mon esprit à nouveau vagabonder. J’étais tout simplement heureux. Je repensais à mon enfance parfois triste, à mes parents, à tous ces avions que j’aurais aimés toucher, et cette nuit j’étais assis dans l’un d’eux. Cela peut paraître dérisoire, voire ridicule et pourtant c’est ainsi, monter dans un avion fut pour moi un moment fort d’émotion retenue. Dans le silence à peine troublé par le ronronnement de l’avion, Christine serra ma main, mais elle ne vit pas ou fit semblant de ne rien voir. Une larme coula sur ma joue, et d’une voix presque inaudible je lui dit simplement : « Merci mon amour ».
Ne riez pas, mon rêve ne s’est pas envolé, je l’ai vécu et il m’a fait volé, même plané à 57 ans.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°2 : Laura Vanel
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en lisant
Jules Verne et ses romans
D’anticipation, si intelligents
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en apprenant
Des poèmes drôles, charmants
Tristes et extravagants
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en récitant
Prévert et ses mots envoûtants
Ou « Le petit cheval blanc »
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en écrivant
Des poèmes chantant
La beauté du monde environnant
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai réalisé en gagnant
Des prix auprès de savants
Des rimes et des mots dansants
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai réalisé en voyant
Mes poèmes publiés vraiment
Dans des revues avant
De le faire virtuellement
Dans un blog montrant
Mes passions d’enfant
Et mes amours adolescents
Mon plus beau rêve d’enfant
Je l’ai fait en publiant
Mon mémoire, mes poèmes d’enfant
D’adulte et d’adolescent
Mon plus beau rêve d’enfant
Je le fais à chaque instant
En lisant, en écrivant
En vivant et en apprenant.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°3 : ABC
Un rêve d’enfants :
Enfant je rêvais énormément
Je rêvais tout le temps
Assurément bien trop souvent
Au dire de mes parents
Je rêvais d’un tracteur
À pédales ou à moteur
Je rêvais d’un cheval blanc
Galopant dans le vent
Je rêvais d’aventures
Perdue dans la nature
Un seul rêve cependant
Me berçait régulièrement
Un vrai rêve d’enfants
C’était magique
Voire fantastique
Parmi les étoiles
Dans un bateau à voiles
Invisible passagère
Je voyageais légère
Je rencontrais la lune
Blanche, rousse ou brune
Avec elle je riais
Des nuages qui dormaient
Je contemplais la terre
Tremblais devant Jupiter
Emportée au-delà des mers
Je traversais l’univers
Eau, espace, air
Tout était mystère
Premières bulles poétiques
Éclipse féerique
C’était un rêve d’enfants
Il revenait souvent
Un rêve douillet
Il me plaisait !
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°4 : Cartouche
Le marchand de sable vient de passer
Le sablier du temps s’est effacer
Mes paupières viennent de se fermer
Mon inconscient s’éveille de la journée
Le monde des rêves est magnifique
La vie des rêves est fantastique
Le monde des rêvesest magique
La vie des rêves est Fantasmagorique
Mes rêves d’enfant sont des jeux
Ou le bonheur et l’amour font deux
Ou la vie se prolonge sans sablier
Ou le malheur et les chagrins sont oubliés
Le monde de Morphée est parfait
Pas une seule arrière pensée
La vie désirée est plus que parfait
Une vie douce et rêvée
Etant resté un enfant, un rêveur
Mes rêves se transforment doucement
Vivre en harmonie et bonheur
Fonder une famille tendrement
Donner partager un moment
Aimer la vie pleinement
Font que mes rêves d’enfant vont se réaliser
Si ce n’est en vrai au moins dans mes pensées
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°5 : Jer
Mon rêve d'enfant ?
Je voulais juste être un "grand" !
Ben oui, ils me fascinaient moi ses géants.
Même si certains étaient gentils et d'autres méchants.
Ils pouvaient regarder la télé, tard le soir,
Même les jours de semaines !
Les grands, ils pouvaient faire la foire :
Je voulais qu'ils m'enmènent.
Mais surtout, l'école, pour les grands,
Ben c'était pas obligé.
Ils étaient libre de leurs mouvements.
Pour moi, être grand, c'était la liberté.
Et puis, il n'étaient pas puni
Après avoir fait une grosse bêtise.
Et ils avaient des sous aussi.
Imaginez tous les bonbons, tous les réglisses !
Oui, mon rêve d'enfant, c'était d'être grand !
Maintenant, j'adorerais redevenir un enfant,
Et rêver, peut être à nouveau, d'être un grand,
Etre Grand et garder son âme d'enfant !
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°6 : Plume

Enfant, je n’avais qu’un rêve,
Devenir mère,
Aujourd’hui,
Je le suis …
Et j’en suis fière.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°7 : Liza
MON PLUS BEAU REVE D'ENFANT
J'était petite ….
Toute petite …
Avec un air d'enfant sage
Aux mains croisées …
On me demandait alors :
"Qu'est- ce- que tu voudras faire plus tard ?
J'aurais dû répondre :
"Maîtresse d'école,
Avocate ou Docteur "…
J'écoutais la question,
J'en savourais, d'avance, la réponse :
-"Quand je serais grande,
Je serais danseuse de corde au Lido
Ou funambule à Medrano ! " …
Maman et grand-mère hochaient la tête en disant :
-"Elle est bien curieuse cette enfant ! " …
Ensuite, on me pressait :
- "Embrasse donc Monsieur Piat
Qui est venu t'apporter des chocolats " !
Du tac-au-tac, la réponse surgissait :
- "Il pique Monsieur Piat,
Et pis, il sent mauvais !
Alors je l'embrasse pas !" …
Grand-Mère, qui avait fait l'Ecole Normale,
Et qui ne badinait pas avec Becherelle,
Me reprenait :
- "On dit: je NE l'embrasse pas !" …
Elle ne finissait pas sa phrase,
Devant le vieillard interloqué,
Elle rougissait,
Baissait le front,
Tout en changeant de conversation,
Consciente d'avoir commis une sacrée gaffe,
Pendant que Maman me collait une baffe !
La joue en feu, je pensais :
" - Quand je serais grande,
J'aurais un tutu à volants,
En gaze rose
Et des chaussons de satin …"
Je continuais à pousser, médiocrement…
Lorsque je prenais l'autobus avec Maman
Je lui demandais en m'asseyant sur la banquette :
-"Quand est-ce que mes pieds
toucheront le plancher ? "
Et Maman, agacée,
Répondait distraitement :
-"Jamais ! "
Alors pour ne pas la faire mentir,
J'arrêtais de grandir …
Mais pas de rêver..
L'autobus passait sans s'arrêter,
Devant le Cirque Medrano,
Puis devant le Lido.
Je regardais les lumières des vitrines
Eclairer les pavés de la ville :
- "Quand je serais grande je serais libre !"
J'ai fini par vaincre la maudite toise,
A grandes lampées de fortifiants …
Entre temps,
Medrano avait fermé
Et la Direction du Lido m'avait refusée,
Sous l'aimable prétexte de : "manque de constitution"…
Sans pour autant me décourager,
J'ai enfilé,
Une robe rose un peu déchirée ,
et des chaussons de satin usés,
Puis j'ai dansé
A petits pas sur la scène bitumée,
Jusqu'au petit matin éclairé
D'un ciel chocolat …
J'ai suivi la ligne des autobus
De la Porte des Lilas
Aux plages de Goa,
Et j'ai joué des nocturnes
Dans des hôtels de fortune
Avec des Messieurs de rencontre,
Souvent, très charmants …
Puis, fatiguée des Palais Indiens ruinés ,
je me suis de nouveau échappée,
Pour revenir errer
Dans la ville mouillée,
Vagabonde et esseulée
Sans le col sucré
d'une chemise repassée,
Sans la grammaire de grand-Mère,
Ni les soufflets-soufflés de Maman,
Insouciante, Indocile,
Effrontée, malhabile,
Isolée et Orpheline,
A toujours à rêver,
Quand passe une étoile ..
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°8 : Liliane
Mon plus beau rêve d’enfant
Sur les ailes d’un albatros, au-dessus des vagues versicolores, à travers de vaporeux nuages, me voici transportée pour un voyage à travers le monde .
C’est à la fois un voyage versatile, où se promènent des mots frondeurs où déférents, un voyage dans le temps, un voyage tout simplement.
Il y a des notes de musique frivoles ou moroses qui se posent et qui s’envolent comme l’oiseau, qui dégringolent la gamme plus assourdissante et qui rebondissent, puis des mots qui les transportent et qui se lisent avec véhémence, poussés par la passion. L’une que la souffrance emporte, et l’autre, la folle avec ses emballements qui la dévore comme un fruit.
Mais il persiste cette pétulance que traduit la jeunesse, portée par un rêve familier, un rêve d’amitié, un rêve immortel, avec ces mots de tous les jours qui font le voyage de vous à moi, ceux que vous avez écoutés , ceux que vous avez su comprendre.
Ainsi, mon plus beau rêve d’enfant, n’est autre que ce voyage de mots, un rêve sans chimère, un rêve de liberté à laquelle j’aspirais !
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°9: Domi
Manège enchanté
Quand j’étais enfant mon père nous emmenait ma sœur et moi voir lors des fêtes de Noël, le dernier dessin animé sorti sur les écrans de cinéma. A la sortie de la séance, il y avait tous les ans un manège de chevaux de bois qui trônait majestueusement sur la place de la ville. Mon père hésitait tout le temps avant de nous monter sur l’un de ces fiers destriers car il savait pertinemment que nous ne voudrions plus en descendre. A cette époque, l’homme qui s’occupait de l’animation du manège, pendait au dessus de nos chères petites têtes des pompons attachés à une ficelle qu’il remontait et descendait à souhait. Nous devions les attraper pour gagner un tour gratuit. Pendant que ma sœur très douée pour son âge raflait tous les pompons moi, je rêvais que mon cheval s’envolait et que je partais dans un autre monde. C’était des instants de bonheur où pendant l’espace d’une seconde, je retrouvais ma liberté de vagabonder dans l’espace infini de la Magie de Noël. Maintenant je suis adulte et j’ai des enfants et je me rends compte à quel point mon père devait nous aimer pour passer une après-midi entière (bien souvent au froid) à attendre que nous voulions bien descendre de ce fichu manège enchanté.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Participation N°10: Fleurdemars
Je ne me souviens d'aucun de mes rêves d'enfant
Pourtant j'ai dû rêver, comme tout enfant normal,
Sauf si j'ai su éviter ce cercle infernal,
Peut-être que je voulais déjà devenir grand.
Je me souviens mieux de mes rêves d'adolescent,
Ceux qui font trop souvent moins de bien que de mal,
Ceux qui nous font croire que la vie est idéale,
Et qui nous prouvent à quel point on est innocent.
Maintenant adulte, je passe mon temps à rêver,
Mais combien de rêves verrai-je se réaliser ?
C'est l'éternité, et non une vie, qu'il me faut.
Entretenir le rêve fait vivre, tout comme l'espoir,
Continuer de croire en ses rêves, est-ce un défaut ?
Si oui, aidez-moi à voir la vie moins en noir.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Publicité